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La
ville de Spa, perle des Ardennes
Spa
est une ville francophone de Belgique située en Région
wallonne dans la province de Liège. Connue pour ses eaux
thermales, probablement depuis l’époque romaine, Spa commença
à prendre son essor au XVIe siècle lorsque la réputation
de ses eaux entraîna un réel commerce. Le terme Spa est devenu
un terme générique pour le thermalisme en anglais et dans
quelques autres langues. Spa étant devenu un rendez-vous
couru de la noblesse européenne, l’empereur Joseph II (après
sa visite en 1781) la surnomma le « Café de l'Europe ». Et
c’est d’ailleurs à Spa qu’est né le premier casino
moderne, la Redoute, à l’initiative des co-bourgmestres Gérard
de Leau et Lambert Xhrouet. Parmi les personnalités ayant séjourné
à Spa, retenons Victor Hugo, le tsar Pierre le Grand, toute
la famille royale de Belgique, Casanova, Alexandre Dumas père,
Meyerbeer. La vie mondaine au XVIIIe siècle à Spa est
largement présentée dans le film Barry Lyndon de Stanley
Kubrick. Le peintre romantique Édouard Delvaux fut directeur
de l’École de dessin de Spa, ville où il mourut. En mars
1918, l’armée allemande y installa son quartier général
des opérations. C’est de là que les stratèges allemands déclenchèrent
la dernière offensive allemande d’envergure de la Première
Guerre mondiale : l’Offensive Michael. La Conférence de Spa
se tiendra du 5 au 16 juillet 1920 et fixera la frontière
russo-polonaise le long de la ligne Curzon. Après une période
d’assoupissement à la fin des années 1950, le thermalisme
redémarre de plus belle avec les superbes installations
d’Annette et Lubin, au sommet de la colline dominant la
ville. Un funiculaire permet d’y accéder. Les environs de
Spa sont propices à la promenade dans la haute Ardenne,
surnommée l’Ardenne bleue, qui abrite de nombreuses étendues
d’eau comme le lac de Warfaaz et le lac de la Gileppe. La région
est aussi connue pour le célèbre circuit automobile de
Formule 1 de Spa-Francorchamps. Spa bénéficie d'un bon
positionnement géographique: Grâce à sa situation au Sud de
l’Eurocorridor Ouest-Est qui assure, via Bruxelles et Lille,
la liaison entre Paris et la Ruhr permet à Spa d’être
accessible en moins de 3 heures, tous types de transports
confondus, à un minimum de 40 millions de personnes. Spa se
situe aux confins du massif ardennais, à la porte des Hautes
Fagnes. Le centre-ville est entouré de collines boisées dont
celle d’Annette et Lubin à son Nord. Spa, est
devenue une ville renommée grâce à ses sources d’eaux
ferrugineuses. Une vingtaine d’entre-elles jaillissent du
sol spadois. Pline l'Ancien, il y a plus de dix-neuf siècles
en parlait déjà : « En Tongrie, pays de la Gaule, il y a
une source célèbre, dont l'eau, tout étincelante de bulles,
a un goût ferrugineux qui ne se fait toutefois sentir que
quand on finit de boire. Cette eau purge le corps, guérit les
fièvres tierces, et dissipe les affections calculeuses. La même
eau, mise sur le feu, se trouble, et finit par rougir. »
(lib.XXXI c VIII). En 1559 parut le fameux ouvrage de Gilbert
Lymborh « Des fontaines acides de la forêt d’Ardenne et
principalement de celles qui se trouvent à Spa ». Il fut
traduit en latin, italien et espagnol. En 1547, déjà,
Agustino, médecin du roi d’Angleterre, Henry VIII, séjournait
à Spa et contribua à donner connaissance au monde de la
valeur des eaux de Spa. Les bobelins européens sont alors de
plus en plus nombreux à Spa. En juillet 1565, la noblesse
belge se réunit à Spa sous prétexte d’y prendre les eaux.
C’est dans l’hôtel « Aux Armes d’Angleterre »
qu’elle se mettra d’accord en vue de s’opposer aux édits
de Philippe II, austère et intolérant ; c’est
l’historique « compromis des nobles ». En 1654, le séjour
de Charles II d'Angleterre à Spa apportera une renommée
encore plus grande. Dès 1699, un système postal est mis en
place entre Spa et l’extérieur. En 1717, le séjour du Tsar
Pierre-le-Grand sera marquant pour tout le XVIIIe siècle à
Spa. Toute la noblesse européenne, et parmi les princes plus
titrés, s’y retrouvera chaque saison d’été dans une
ambiance unique. Au XVIIIe siècle, et particulièrement dans
sa deuxième moitié, Spa, ville d’eau en principauté de Liège,
connut un succès unique en Europe. Il n’y avait pas une
saison où quelques princes et têtes couronnées ne s’y
rendaient. Les curistes, appelés plus communément «
bobelins », de haute extraction, y venaient en nombre
d’Angleterre, de France, des Pays-Bas, de Prusse,
d’Italie, etc. pour ses quelques vingt sources aux vertus
bienfaisantes. La source la plus connue de Spa, portera le nom
de l’empereur de Russie, Pierre le Grand, en 1820, suite à
son séjour à Spa en 1714. Un buste du tzar, offert par le
prince Anatole Demidoff, y fut placé en 1856. C’est le
nouvel empereur du Saint Empire romain germanique, Joseph II
(1780), qui en juillet 1781, en séjour à Spa dès le 19 du
mois, avant de rendre visite à sa sœur, la reine
Marie-Antoinette, et son beau-frère, Louis XVI, à
Versailles, déclara Spa, le Café de l’Europe. On retient
qu’il s’accorda en toute simplicité un menuet aux abords
du pouhon de la Géronstère où il venait de prendre les
eaux. À Spa, outre les cures d’eaux minérales, on
s’adonnait aussi à la promenade, au jeu, à la danse et au
théâtre. Dès 1761, le Magistrat décida de construire le
premier casino moderne du continent européen, La Redoute,
avec salles de bal, de jeux et de théâtre, pour répondre
aux attentes de luxe de ses nobles bobelins. Deux promenades
arborées seront aussi tracées : celle des Quatre heures et
celle des Sept heures. L’élégant jardin à la française
du couvent des Capucins, ouvert tant aux dames qu’aux
messieurs, chose exceptionnelle, accueillait le badaud. Un
visiteur anonyme de l’époque nous a laissé, par ailleurs,
ses impressions consignées par écrit de cet âge d’or de
Spa : « On voyait fréquemment à la Redoute deux cents
personnes de toutes nations assister aux bals. Au temps où
j’y étais, il y avait plus de trente princes titrés ». En
1770, un deuxième casino ouvre ses portes avec sa salle de
bal et ses salons : le Waux-Hall. La saison d’été venue,
la ville d’eau connaissait une effervescence sans pareille.
Dans cette petite cité, il grouillait une activité intense, notamment
artistique, mais surtout Spa parvint à une incroyable mise sur orbite
dans le sillage des plus grandes capitales européennes ; du hameau
ardennais, berceau sidérurgique du XIVe siècle, à la ville d’eau
européenne du XVIIIe siècle, que de chemin parcouru ! « À Spa, dès 7
heures du matin, les rues étaient remplies de bruits extraordinaires
que causaient les cavaliers, quelques fois au nombre de cent cinquante
». Pendant une vingtaine d’années, Spa devient de plus en plus
florissant ; les étrangers se disputaient la gloire de donner des fêtes
très brillantes, des courses de chevaux, etc. En 1784, Robert de
Limbourg rapporta dans le Pays de Liège, à Spa, le premier parapluie
venu d'Angleterre. Spa était le Café de l'Europe, une capitale en
miniature, l'endroit où toute innovation de luxe paraissait bien avant
que tout autre agglomération des Pays-Bas. Au XVIIIe siècle, Spa
exporte aussi annuellement jusqu'à 250 000 bouteilles de ses eaux
médicinales partout en Europe. Un nouvel établissement des bains est
construit à l'entrée du Parc de Sept-Heures en 1840. Léopold II de
Belgique succède à son père en 1865. Il avait épousé en 1853
l'Archiduchesse d'Autriche Marie-Henriette. Pendant près de cinquante
ans, Marie-Henriette passa la saison d'été à Spa. En 1895, ils
acquièrent l'Hôtel du Midi, Avenue du Marteau et le
transformèrent en résidence royale. En 1877, le Roi et la
Reine assistèrent à l'inauguration des tribunes de
l’hippodrome de la Sauvenière. Le 29 juin 1879, ils se
rendent compte des travaux de construction du Pouhon Pierre le
Grand et le Roi contresigna peu après la loi de protection
des eaux minérales de Spa. En 1880, la rivière du Wayai fut
recouvert dans sa traversée du Parc de Sept-Heures ou l'on édifia
deux pavillons et la Galerie Léopold II. Le premier meeting
automobile se déroule à Spa, le 10 juillet 1896 en présence
du Prince Albert. Le Vendredi 19 septembre 1902 dans la soirée
sonne le glas annonçant le décès de SM la Reine
Marie-Henriette à Spa. Les funérailles se déroulèrent le
22 septembre en présence du Roi et du Prince Albert. En 1880, la rivière du Wayai fut
recouverte dans sa traversée du Parc de Sept-Heures ou l'on édifia
deux pavillons et la Galerie Léopold II. Le premier meeting
automobile se déroule à Spa, le 10 juillet 1896 en présence
du Prince Albert. Le Vendredi 19 septembre 1902 dans la soirée
sonne le glas annonçant le décès de SM la Reine
Marie-Henriette à Spa. Les funérailles se déroulèrent le
22 septembre en présence du Roi et du Prince Albert. Spa,
occupée, fut lors de la Grande guerre un des centres de
convalescence allemand les plus importants de 1914 à 1917, le
Grand Quartier Général du Kaiser Guillaume II l’année
1918 et le dernier lieu où il résida lors de la
capitulation. La Conférence de Spa de 1920, est célèbre
dans celles qui traitèrent des réparations dues aux Alliés.
La Seconde Guerre mondiale vit Spa réoccupée par les
allemands mais échappa à la bataille des Ardennes en 1945
qui s’arrêta heureusement juste à ses portes. Le plan
Marshall, aida la Belgique à se redresser rapidement. Les années
1950 puis 1960, amenèrent progressivement au développement
du tourisme de masse remplaçant à point nommé la clientèle
d’élites de Spa. Ce sont les décennies du tourisme social
aussi, avec une fréquentation de plus en plus nombreuse
d’une clientèle flamande et hollandaise, alors que le
wallon se rend en masse à la côte belge en Flandre. Les années 1980 et 1990, annoncent le début d’un
renouvellement de l’infrastructure et du rayonnement de Spa.
En 1994, un nouveau festival de chanson française est créé
: les "Francofolies". En 2007, 150 000 spectateurs
assistent à ce festival. En 1997, le domaine de Spa-Bérinzenne
ouvre le Centre d'Education relative à L'Environnement dont
une des spécialités est l'eau, etc. En 2005, un tout nouveau
centre de « thermoludisme » voit le jour sur la colline
d’Annette et Lubin avec vue panoramique sur la ville. Il est
directement relié par funiculaire au cœur de la ville et à
un nouvel hôtel de luxe. Après-guerre,
Spa se modernisa et répondit aux attentes de confort d’un
tourisme de masse. À titre d’exemple, citons le centre de
vacances familiales Sol-Cress qui vit le jour sur la
colline d’Annette et Lubin dans les années 1960 dans le
style moderne et dépouillé de cette décennie. Il sera rénové
et agrandit selon les nouvelles normes de confort touristique
des années 1990 et s’adjoignant de nouveaux bungalows indépendants
dans un style purement fonctionnel pour un total de cent
cinquante deux chambres. En 2008, Spa, comme ensemble thermal, posera
sa candidature à la liste du patrimoine mondial de
l’UNESCO. L’essentiel de l’économie
spadoise est centrée, fidèle à elle-même depuis le XVIe siècle,
sur le «tourisme » lié à sa nature exceptionnelle
aujourd’hui précieusement protégée ainsi que sur la
production et commercialisation depuis 1583 de ses eaux minérales
aux vertus reconnues. Le thermalisme qui vit le jour pour sa
part à Spa en 1862, avec l’ouverture de son établissement
des Bains, poursuit ses activités avec les nouveaux Thermes
inauguré en 2006. Le casino, dont Spa peut s’enorgueillir
d’en avoir créer le premier du continent européen en 1763,
la Redoute, continue depuis plus de trois siècles
d’accueillir les amateurs de jeux d’argent. Un Centre
international de formation linguistique (le Ceran) s’est implanté à
Spa en 1975, accueillant en séjour résidentiel notamment
nombre de cadres d’organisations et entreprises
multinationales basés en Belgique et environs. Les
Francofolies de Spa, festival francophone belge et
international de la chanson, sont devenus depuis 1994, en
quinze années, une véritable entreprise qui réunit chaque début
juillet dans la ville d’eaux quelques cent cinquante milles
festivaliers en cinq jours. Le circuit automobile de
Spa-Francorchamps et son Grand-Prix de F1, ainsi que
d’autres épreuves sportives qui s’y déroule à proximité
immédiate de la commune, induit une demande hôtelière et de
restauration importante dans la ville. Le secteur Horeca à Spa en 2007
se réparti entre 16 hôtels, un centre de vacances familial,
une trentaine de chambres d’hôtes, une dizaine de gîtes ou
meublés de vacances ou de tourisme, un camping, 45
restaurants et 15 cafés, bars, brasseries.
Source
: Wikipedia


